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8 août 2011

L’AFRIQUE DES SAFARIS – GEO

Le N°384 de février 2011 du magazine GEO affiche en couverture, « l’Afrique des safaris, les plus beaux parcs nationaux, le retour des gorilles ». Puis au sommaire, « Voyage, L’Afrique des safaris Tanzanie, Rwanda, Zambie, Ouganda… Nos reportages et nos conseils pour épier les grands singes ou profiter des animaux les plus prestigieux, sans les déranger ». Mon point de vue sur ces articles: Pour le premier volet, il n’est question que d’une partie de la Tanzanie, avec le parc du lac Manyara, le Serengueti, le Ngorongoro. L’article n’apporte pas grand chose, si ce n’est la description d’un premier safari de base, un peu caricatural. Il faut savoir qu’il n’y a pas que la Tanzanie, et que pour ce pays,  il y a aussi les parcs du sud, car contrairement aux parcs du nord où il peut y avoir trente 4×4 pour un lion, on peut se retrouver comme dans le parc de la Ruaha avec trente lions pour un 4×4. Les pages suivantes parlent du destin du « big five », on y apprend que le rhinocéros noir est sauvé, le buffle a résisté, le lion est en péril, le léopard est sauf et que l’éléphant devient gênant. Les photographies illustrant ces propos sont belles, mais les articles sont un peu succincts, on reste sur sa faim. L’article suivant est intéressant (sauf pour certains chasseurs), il s’intitule justement « Au bonheur des flingeurs ». Il évoque des pratiques de chasse plus ou moins officielles mais complètement ignobles, au cours desquelles les pseudos chasseurs mériteraient de se faire piétiner par leurs victimes plutôt que d’avoir le droit d’immortaliser leur faits d’arme en rapportant en occident ou en Asie des trophés bassement acquis. Le magazine poursuit avec un article intéressant et bien illustré sur les gorilles de montagne du Rwanda. Pour avoir vécu cette expérience, je trouve les renseignements complets et réalistes, à une nuance près. Concernant les »difficultés du parcours » vous ne pouvez guère savoir à l’avance combien d’heure de marche vous aller devoir faire, car les groupes de visiteurs sont formés juste avant le départ et affectés à une famille de gorilles qui, dès le réveil se met en mouvement en quête de nourriture. Vous pouvez effectivement faire une heure de marche, comme cinq ou plus. Cette marche se fait souvent sur une terrain difficile, à travers la végétation coupée à la machette par le guide, sur des pentes raides. Sans oublier le possible mal des montagnes, le territoire des gorilles étant étagé entre 2000 et 4000 mètres d’altitude, il est fort possible que vous ayez à randonner au delà de 3000 m. Un dernier conseil, n’hésitez pas à prendre un porteur en début de marche, vous apprécierez de ne rien avoir sur le dos et cela fourni du travail à la population locale.  Pour finir mes commentaires sur cette revue, je pense que les lecteurs de GEO doivent être fortunés car les hébergements proposés sont plutôt des lodges luxueux. Pour 2 ou 3 jours à Abu Camp au Botswana vous pouvez vous offrir 15 jours en compagnie de voyagistes moins « haut de gamme » dans le même pays, les nappes blanches et l’argenterie en moins, bien sûr……. et la formule camping va également dans le sens du développement durable, avec le plaisir et les frissons de dormir au milieu d’une nature sauvage.

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