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9 août 2011

Le Guépard du Sahara

Traduction partielle du texte issu du site du « Sahara Conservation Fund »où vous pouvez lire la version originale complète en anglais.
Le guépard du Sahara (Acinonyx jubatus hecki) est remarquable pour être capable de survivre dans un milieu exceptionnellement chaud,  dans des zones sèches, sans accès à l’eau libre. Il est probablement capable de satisfaire ses besoins en eau grâce à l’humidité contenue dans ses proies. Il peut supporter exceptionnellement des températures élevées (plus de 50 ° C à l’ombre), la densité des proies relativement faible exige de lui une grande mobilité. Les quelques photographies prises montrent des individus très pâles avec un court manteau. (voir photo sur le site évoqué plus haut). On sait très peu de chose sur le comportement et l’écologie des guépards du Sahara et à ce jour ils ont seulement été capturé à deux reprises devant la caméra dans notre zone étude. Les observations directes sont également très rares (pas plus de 1 ou 2 par an), mais des données supplémentaires sont également recueillies en suivant et en étudiant leurs traces, en analysant leurs excréments et en établissant la cartographie des arbres qu’ils marquent avec leur urine. Ils sont incroyablement timides et insaisissables. Leurs domaines sont certainement très étendus en raison de la rareté naturelle de proies (Gazelles, lièvres, oiseaux de grande taille, plus les rongeurs). Les guépards Sahariens sont également susceptibles d’être beaucoup plus nocturnes que les autres guépards afin de réduire les effets combinés des hautes températures et du manque d’eau.

Une question de grand intérêt pour nous est l’impact des guépards sur les animaux domestiques. Ils sont accusés de prendre les chèvres et les bébés chameaux et, par conséquent persécutés tout comme la plupart des autres grands prédateurs. Un travail est en cours avec les nomades pour déterminer la vraie prédation du bétail, pour tenter de réduire l’abattage arbitraire des carnivores qui a réduit massivement les populations de guépard et hyènes rayées et a conduit à l’empoisonnement de nombreux petits carnivores, les vautours, corbeaux, etc à travers l’utilisation illégale de poisons comme la strychnine.

En tout, il n’y a probablement pas plus de 10 guépards dans notre zone d’étude, mais nous savons au moins qu’ils se reproduisent. Tout au long de l’ensemble du Sahara il y a sans doute aujourd’hui moins de 200 guépards. Leur conservation est de la plus haute priorité à la fois écologique ainsi que du point de vue génétique en raison de leur extrême adaptation au désert. Les quelques observations que nous avons sont vraiment importantes dans la fourniture tangible de preuves de l’existence du guépard. Plus nous en savons sur l’animal, mieux nous pourrons assurer sa conservation. La présence du guépard ajoute aussi du poids aux arguments pour classer la région de Termit en réserve naturelle. Le gouvernement du Niger est actuellement sur le projet  de classement de la zone de Termit et le désert environnant en une zone protégée qui en ferait la plus grande en Afrique au plus de 38.000 miles carrés (plus grand que la Belgique ou l’état de l’Indiana).

Traduction extraite de l’article de John Newby / Rabeil Thomas (Sahara Conservation Fund)

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