Skip to content

9 janvier 2012

Vocalisation des vervets de Saint Kitts

A lire dans le N°2 de la revue Espèces, huit pages signées Jérôme Grenèche, consacrées aux résultats d’une étude sur la capacité de localisation des vocalises et le comportement associé d’un groupe de vervets (chlorocebus aethiops sabaeus) en captivité.

On savait déjà que les vervets étaient capables de réagir de manière adaptée à certains cris spécifiques de leurs congénères, cris d’alerte ciblés suivant la nature du prédateur identifié, félin, serpent ou oiseau de proie. Cet article relate les résultats de l’étude réalisée dans et autour des enclos des vervets du centre de primatologie de l’université de Strasbourg. Le but de l’étude est de comprendre comment ces singes parviennent à se localiser mutuellement alors qu’ils ne sont pas en contact visuel. Des vocalises « cris de contact » préalablement enregistrées dans le groupe ont été diffusées depuis des endroits « familiers » (dans les enclos des vervets) ou depuis des endroits « non familiers » (hors des enclos). Il en ressort que les vervets réagissent  avec surprise lorsque les vocalises proviennent d’un lieu « inhabituel » (hors de l’enclos où en principe il n’y a pas de congénères) en revanche leur réaction est nulle ou faible lorsque le son provient de l’enclos, ces « cris de contact » étant alors considérés comme normaux.

L’étude a été menée au centre de primatologie de l’université de Strasbourg, sur un groupe de Callitriches provenant de l’île St Christophe (Saint Kitts) dans les petites Antilles où ce primate a été introduit il y a environ 300 ans lors du trafic négrier en provenance de l’Afrique de l’Ouest. Ce primate africain a également été introduit de la même manière à La Barbade.

Pour en savoir plus, lire l’article dans le N° 2 de la revue Espèces de décembre 2011

Comments are closed.