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24 avril 2012

AFRICA Geographic et le destin des rhinocéros

Pour le mois d’avril 2012, la revue Sud Africaine AFRICA Geographic a publié un numéro spécial consacré à la situation inquiétante des rhinocéros d’Afrique et au braconnage intense dont ils font l’objet actuellement. Les 50 pages consacrées aux rhinos blancs et aux rhinos noirs traitent toutes les facettes du problème.

 

La revue aborde entre autre, une présentation des deux espèces africaines et de leurs cousins d’Asie, l’usage que font les rhinos de leur corne, un historique de l’évolution des populations et de leur situation de 1800 à 2012 avec notamment la disparition à l’état sauvage du rhinocéros blanc du nord, le braconnage et le trafic vers l’Asie, les différentes solutions pour enrayer le phénomène. En fin de revue figurent une soixantaine de références d’organismes luttant pour la préservation des rhinos.

 Pour les deux espèces de rhinocéros africains, le rhinocéros noir (Diceros bicornis) et le rhinocéros blanc (Ceratotherium simun) l’estimation des populations est d’environ 4800 spécimens pour la première et environ 20 700 pour la seconde. Malgré le braconnage, les populations sont actuellement en hausse. Le rhino noir est cependant en danger.

 L’évolution positive des populations est contrecarrée par l’explosion du braconnage en Afrique du Sud depuis 2008 avec des chiffres de rhinos tués qui s’envolent, moins de 100 en 2008, entre 100 et 150 en 2009, environ 340 en 2010 et 450 en 2011 soit plus d’un rhinocéros tué chaque jour.

 Les techniques de  braconnage sont de plus en plus évoluées, les groupes de braconniers sont lourdement armés et disposent de moyens efficaces. Ceci pour alimenter un traffic international en direction de l’Asie du Sud Est, notamment vers le Vietnam.

 Tous ces abattages et ces mutilations pour satisfaire des croyances et des traditions sur les prétendues vertus de la corne de rhinocéros (analgésique, anti-inflammatoire, anti-spasmodique  et diurétique). Vertus non prouvées scientifiquement et pour lesquelles il existe de nombreux médicaments efficaces.

 Les solutions, mis à part le fait d’enrayer la demande, sont de renforcer les lois et les peines encourues par les braconniers et surtout les trafiquants, de couper prématurément les cornes des rhinocéros ou encore d’empoisonner celles-ci pour les rendre impropres à la consommation. 

 Pour vous faire une idée de la gravité et de la violence de la situation, je vous propose de consulter les vidéos sur Stop Rhino Poaching.

Déjà 80 rhinocéros tués en Afrique du Sud sur les deux premiers mois de 2012, dont 43 dans le Kruger National Park.

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