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2 janvier 2013

Pour ou contre la légalisation du commerce de la corne de rhinocéros ?

Pour ou contre la légalisation du commerce de la corne de rhinocéros ?

Le débat est d’actualité en Afrique du Sud entre les adeptes et les opposants. Ceux qui sont pour, prétendent qu’en légalisant le commerce et en l’alimentant avec des cornes coupées sur des rhinocéros d’élevage la demande sera satisfaite et évitera le braconnage. Les opposants prennent en exemple l’échec d’une ouverture partielle du commerce de l’ivoire. En effet, cette mesure n’a pas stoppée le braconnage des éléphants. Au contraire, 2011 a été une année catastrophique pour les éléphants et 2012 a pris le même chemin, si ce n’est encore pire. De plus, le prix de l’ivoire a augmenté d’un facteur 10 ces trois dernières années, ce qui ne peut qu’encourager le braconnage.

En vérité, la motivation des promoteurs de la légalisation du commerce de la corne de rhinocéros est compréhensible car certains d’entre eux sont des éleveurs sud africains qui coupent eux mêmes les cornes de leurs rhinocéros dans leurs ranchs, élevages ou réserves privées dans le but de dissuader les braconniers. Mais ils stockent ensuite leur trésor dans des chambres fortes. Ce sont de belles fortunes qui dorment ainsi dans des coffres. Une manne conséquente lorsque l’on sait que la corne se négocie aux environs de 14.000 € le Kg. On comprend l’envie qu’ils ont d’écouler leur marchandise.

Il n’y a pas d’alternative possible. Le braconnage doit être jugulé et les cornes coupées en prévention doivent être détruites. La seule issue à ce problème ne peut venir que des pays consommateurs, principalement la Chine et le Vietnam. Les pouvoirs politiques de ces pays doivent mener des campagnes d’éducation à grande échelle, les scientifiques asiatiques doivent convaincre leurs compatriotes que les prétendues vertues de la corne de rhinocéros ne sont que légendes et superstitions. On peut rêver, car il faudrait partir du principe utopique que tous les acteurs concernés ne soient pas eux-mêmes consommateurs et qu’ils soient tous intègres. A défaut, il serait idéal de pouvoir empoisonner de manière systématique et durable les cornes de tous les rhinocéros et de les rendre ainsi impropres à toute consommation.

Certes, l’Afrique du Sud par ses élevages et ses programmes de préservation à sans doute permis de conserver le rhinocéros blanc et repeupler une bonne partie de l’Afrique, mais de là à faire de l’élevage intensif pour récolter les cornes et alimenter un marché basé sur des chimères, il y a un fossé à ne pas franchir. Ce débat aurait un sens seulement si les vertues thérapeutiques de la corne étaient prouvées scientifiquement, ce qui n’est pas le cas. Le rhinocéros doit donc rester un animal sauvage a préserver et ne pas devenir un animal domestique producteur de kératine.

Voir les liens ci dessous pour compléter ce sujet:

Le braconnage des rhinocéros est devenu d’une ampleur sans précédents. (voir la video du WWF)

En Afrique du Sud, le rhinocéros blanc c’est aussi du bétail à vendre et à acheter.

Un exemple d’action peut être plus efficace qu’une pétition, envoyer ses rognures d’ongles (constitué de Kératine) à l’ambassades de Chine, c’est ce qu’a fait l’artiste Sud Africain Mark Wilby  ! Voir également la vidéo qu’il a postée sur internet. (Il a cependant oublié les ambassades du Vietnam et de Thailande……..) Avis aux amateurs.

Autres liens sur le sujet: Trafic vers le Vietnam. La nouvelle drogue des Vietnamiens. Peut être une lueur d’espoir ?

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