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25 mars 2013

Non au commerce de la corne de rhinocéros !

Je rédige ce billet à l’occasion de la tenue de la seizième session de la conférence des partis de la CITES qui se déroule à Bangkok en Thaïlande du 3 au 14 mars 2013. Conférence où certains souhaitent évoquer une légalisation du commerce de la corne de rhinocéros.

Le seul effet d’une telle mesure serait d’enrichir les « fermiers » sud africains qui élèvent des rhinocéros. Pour ce qui concerne l’efficacité sur la sauvegarde de l’espèce, on peut toujours rêver. Il n’y a qu’à regarder les résultats engendrés par l’autorisation partielle du commerce de l’ivoire. Demandez aux éléphants ce qu’ils en pensent !

Pour régler le problème du commerce illégal de la corne de rhinocéros, il ne faut pas compter sur les premiers maillons de ce commerce (braconniers ou trafiquants) car la vénalité est leur unique motivation. Les seuls moyens d’endiguer le massacre des rhinocéros sont dans un premier temps, d’écrouler le marché par suppression de la matière première en brûlant les stocks de corne (à l’instar de Richard Leakey qui en 1989 à la tête du Kenyan Wildlife Service à fait brûler devant les caméras du monde entier 12 tonnes d’ivoire), et dans un deuxième temps, lancer une campagne d’information à l’échelle mondiale pour « éduquer les consommateurs » et ainsi éradiquer la demande asiatique.

Si pour vous qui lisez ces lignes, les propos de cet article ne sont pas évocateurs, je vous engage à visionner la vidéo ci-dessous. Video créée par Africa Cries.

Les consommateurs sont-ils conscients que de telles boucheries sont perpétrées pour satisfaire leurs besoins irrationnels ?


Cette vidéo est visible également depuis le site du réalisateur Africa Cries.

Je suggère qu’un organisme d’ampleur internationale du genre WWF prenne le taureau (ou plutôt le rhino) par les cornes et lance un plan d’action à l’échelle mondiale. Même si celles-ci commencent à réagir, il ne faut pas attendre que les administrations des pays consommateurs instaurent des mesures dont les effets seront trop long à se faire ressentir (sans parler de la corruption pouvant aller à contre-sens des actions engagées). Il faut agir maintenant, anéantir le marché et frapper la conscience des ressortissants des pays consommateurs.

Comment éradiquer le braconnage des rhinocéros ?

1 – Couper préventivement les cornes des rhinocéros et les brûler. (En filmant la scène et en la diffusant largement)

2 – Brûler les stocks de cornes de rhinocéros. Filmer l’opération et diffuser largement les images dans les médias et surtout sur internet.

3 – Interdir temporairement (jusqu’à éradication de la demande de corne) la chasse du rhinocéros et l’exportation de trophées.

4 – Lancer des campagnes d’affichages* dans les terminaux d’aéroports internationaux, là où transitent les passagers concernés. (Vietnamiens et Chinois principalement). Affiches légendées en anglais et dans la langue des voyageurs ciblés, comportant des images saisissantes. (Rhinocéros vivants et sanguinolents avec la corne coupée à la tronçonneuse !!!!! cf les vidéos ci-dessus)

5 – Intégrer aux revues des compagnies aériennes* misent à disposition de leurs passagers (dans les aérogares et les avions) une page de sensibilisation (en anglais, vietnamien et chinois) sur l’absence de réelles vertues de la corne de rhinocéros et sur les conséquences catastrophiques du braconnage.

*Ces campagnes ne doivent pas êtres ponctuelles, mais établies dans la durée. Au moins sur une année en continu et pourquoi pas en alternance avec le trafic de l’ivoire.

Les avantages d’une telle campagne: L’absence d’interférences liées à la corruption, l’atteinte directe des citoyens chinois (ils sont nombreux dans les aéroports et les avions) et vietnamiens.

Imaginons une image « très évocatrice » de rhinocéros sauvagement écorné, signée par un grand photographe qui cèderait ses droits d’auteur à  cette cause.

Imaginons cette image, imprimée en grand format et placardée à l’infini dans les salles d’embarquement et les couloirs de Roissy et d’Orly avec le concours généreux des « Aéroports de Paris » et la société « JC DECAUX » le N°1 mondial de la publicité dans les transports. (idem pour les autres aéroports internationnaux)

Imaginons qu’une dizaine de grandes compagnies  aériennes suivent cet exemple et intègrent une page à la cause des rhinocéros dans les revues mises à disposition des passagers. Et pourquoi pas une video diffusée dans les avions après les consignes de sécurité avant décollage.

En réalité, de telles mesures ne coûteraient pas grand chose et quand on sait qu’environ 500.000 touristes chinois visitent la France chaque année, en extrapolant rien qu’à l’Europe et l’Afrique, l’information serait largement diffusée auprès des principales populations concernées par la consommation de la corne de rhinocéros.

On en parle sur le web:

Article vu sur BBC News le 28/02/13

Article de mars 2013 sur savetherhino.org

Article de GéoTribune.com du 05/03/13

Article de Actualités-News-Environnement du 04/03/13

 Article JeuneAfrique du 01/03/13

Article RFi du 04/03/13

La corne de rhinocéros utilisée contre la gueule de bois des fêtards vietnamiens ! Voir l’article de Courrier International du 04/10/12.

Il serait temps que chinois et vietnamiens entrent pleinement dans le XXIème siècle et abandonnent leurs croyances et superstitions moyenâgeuses et dévastatrices. (En France, pour la gueule de bois nous utilisons le bicarbonate ou le Paracétamol qui est à environ 210 € le Kg contre plusieurs dizaines de milliers de dollars pour la corne de rhino. Pour le reste il y a le Viagra ……..)

Il est inadmissible de l’égaliser un commerce d’animaux sauvages pour alimenter un marché basé sur des croyances d’un autre âge et destiné à une minorité de pays asiatiques.

Il ne faut pas que la conférence de la CITES en cours autorise même partiellement ce commerce.

En attendant des mesures sérieuses, je vous encourage à signer toutes les pétitions circulant sur le sujet ou  à imiter l’initiative de l’artiste sud africain Mark Wilby. (Voir mon précédent billet du 2 janvier 2013 sur le sujet.)

D.M.

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