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19 mars 2014

Parc National du Simien – Ethiopie

Simien09Le Parc National du Simien ou Parc National des Monts Simien, se situe dans le nord de l’Ethiopie à 120 Km au Nord de Gondar, dans la région Amhara.
Il occupe une superficie d’environ 430 Km2, soit à peu près quatre fois la surface de Paris (initialement 220 Km2 de parc proprement dit, agrandi en 2005 d’une zone tampon).
Il fut créé en 1966 mais officiellement déclaré en 1969.

Ce fut un des premiers sites inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1978, mais hélas déclaré en péril à partir de 1996. Cela à cause de la pression démographique et de la dégradation des territoires naturels.
Le parc fut fermé au public pendant près de 17 ans (1983-1999) pour cause de guerre civile.
Les paysages visibles aujourd’hui sont le fruit d’une érosion des reliefs volcaniques originels. Ils se composent d’une alternance de hauts plateaux, de hautes vallées et d’escarpement vertigineux (A pics de 1500 m).Simien13 Le parc est étagé entre des altitudes comprises entre 1900 et 4550 mètres, englobant le plus haut sommet d’Ethiopie, le Ras Dashen (4550 m) qui est également le quatrième sommet d’Afrique.

Une large piste carrossable traverse une grande partie du parc depuis Debark. Elle est empruntée par de nombreux bus et camions.Simien04
Vue des plateaux et escarpements aux environs de Sankaber Camp – Altitude 3270 mSimien12
Paysage vu depuis les environs de Chennek Camp – 3630 m.Simien10
Les cultures envahissent le parc, environ 60% de la surface est cultivée, laissant de moins en moins de place à la faune sauvage.Simien03
Au pied de  cet escarpement, on distingue les cabanes vertes des gardes de Chennek Camp situé à environ 3600 m d’altitude.Simien02
Dans ce paysage, on devine la large piste poussiéreuse qui traverse le parc.Simien01
Paysage typique des environs de Chennek Camp. A cette altitude, les lobelies géantes font leur apparition parmi les bruyères arborescentes.Simien08
Autre image typique du lieu, l’endémique gelada sur fond d’escarpements. Les groupes de geladas sont faciles à approcher.Simien06
Le deuxième grand mammifère du parc est le bouquetin d’Abyssinie. Celui-ci, relativement habitué à l’activité humaine est peu farouche et donc facile à observer.Simien05
Dès que le terrain s’y prête, même si l’accès en est difficile, celui-ci est mis en culture. Essentiellement pour la céréale locale, le teff.
Simien07
La pression de l’agriculture n’est pas la seule. Le pastoralisme est aussi très présent. De très nombreux animaux domestiques sont présents dans le parc. Bovins et ovins, mais aussi animaux de trait et de bats comme les ânes et les chevaux. Environ 17.000 personnes vivent dans le parc.Simien11

Mammifères observés sur 4 jours en janvier 2014: Geladas, Damans, Oéotrague, Guib harnaché, Bouquetin d’Abyssinie, Rat roussard d’Abyssinie, traces fraîches de léopard, excréments de chacal commun.

Liens divers: Site UNESCO, Site de l’EWCA, Simienmountains.org,

CarteSimien

Il est possible de se procurer à Debark une carte détaillée du parc. Celle-ci, à l’échelle 1:100000 et de belle qualité, détaille les courbes de niveau, les chemins de randonnée ainsi que l’emplacement des spots où il est possible d’observer les mammifères endémiques (Geladas et bouquetins d’Abyssinie).
Au dos figurent de nombreux renseignements pratiques et utiles pour séjourner dans les montagnes du Simien.

Pour se déplacer dans le parc, il est impératif d’être accompagné par des scouts (rangers) armés.
Les formalités d’accès sont à faire au bureau du parc à Debark.
En dehors des treks, il est possible de randonner depuis les camps de base que sont Sankaber et Chennek. De nombreux sentiers piétons ou muletiers faciles d’accès parcourent le parc.
Séjourner et randonner à des altitudes de 3200 à 3600 m demande un minimum de condition physique. Malgré celà, personne n’est à l’abri du mal des montagnes.

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