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8 février 2018

Zoo du Jardin des Plantes

Le zoo du Jardin des Plantes , plus connu sous le nom de Ménagerie du Jardin des Plantes est un des plus anciens zoos du monde, il fut ouvert au public en 1794.
Les premiers animaux présents dans cet établissement sont issus de l’interdiction d’exhibition d’animaux sauvages dans les rues de Paris en 1793.
En 1794, ils sont rejoints par les survivants de la ménagerie royale de Versailles.
Ce parc zoologique de taille modeste (5,5 hectares) dépend du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris tout comme le zoo de Paris (anciennement zoo de Vincennes) et la réserve zoologique de la Haute Touche dans l’indre.
Il est implanté dans le 5ème arrondissement de Paris, au pied du Muséum et non loin de la gare d’Austerlitz.
Jusqu’à quelques années encore, ce parc fonctionnait avec des installations certes classées aux monuments historiques depuis 1993, mais totalement inadaptées au bien être des animaux.
Aujourd’hui, les espèces de grande taille ont été déplacées vers d’autres parcs pour qu’elles disposent de plus d’espace. Les cages et enclos ont été modernisés autant que possible et n’ont été conservées que 170 espèces de moyenne et petite taille.
Parmi celles-ci, seulement 2 espèces de mammifères africains sont présentées au public. la mangouste jaune et le caracal apartenant tout deux à l’ordre des carnivores (aucune de ces deux espèces n’est classée en danger par l’IUCN).
La ménagerie du Jardin des Plantes a hébergé des pensionnaires africains célèbres et rares comme la girafe Zarafa, première girafe vivante sur le sol français qui est arrivée à la ménagerie le 30 juin 1827 après 41 jours de marche depuis Marseilles. Elle vécut ici pendant 18 ans (Voir Une Grirafe pour le roi).
Autre spécimen rare dont l’espèce est aujourd’hui éteinte depuis la fin du XIXème siècle, le quagga, présent depuis 1784 à la ménagerie de Versailles et ayant vécu au Jardin des Plantes de 1794 à 1798. Il est désormais visible naturalisé au Muséum dans la salle des animaux disparus.
Un autre mammifère africain méritant d’être signalé est le zèbre de Grévy, nommé ainsi par le zoologiste Emile Oustalet en l’honneur du président de la république française Jules Grévy à qui ce spécimen avait été offert par l’empereur d’Ethiopie Ménélik II en 1882. L’animal ne survécut que peu de temps en captivité. Cette espèce aujourd’hui en danger est visible entre autre au Zoo de Paris.

Les caracals de la Ménagerie du Jardin des Plantes sont logés dans la “fauverie” construite en 1937 et rénovée en 2012. Malgré cette rénovation, les animaux sont un peu à l’étroit et ne peuvent pas réellement exprimer leurs comportements naturels.
De plus, au moment de ma visite au printemps 2017, la femelle était avec ses jeunes dans la partie extérieure pendant que le mâle devait se contenter de la partie intérieure sous éclairage artificiel et présentait des comportements stéréotypés. Ces animaux sont plus dans une cage que dans un enclos.

CaracalCaracal caracal

CaracalCaracal caracal

Les mangoustes jaunes, disposent d’un espace plus grand au regard de leur taille. Cependant au moment de mon passage, leur observation était rendue difficile par la végétation exhubérante qui aurait mérité d’être taillée.

Mangouste jauneCynictis penicillata

Cette remarque vaut également pour le panneau d’informations pédagogiques à propos de cette espèce (voir photo ci_dessous).

Les points forts de cet établissement sont notamment, la richesse des informations zoologiques mises à disposition du public, la proposition à la vente de nombreux ouvrages à propos de la faune et de la nature ainsi que l’absence de spectacles mettant en scène les animaux.

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