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18 mai 2014

Awely au secours de la faune africaine

AWELY est une ONG à statut associatif créée en 2005.
Basée en France, elle a son siège à Orléans.
Son but; la conservation des espèces et des écosystèmes.
Pour la manière d’y parvenir, tout ou presque est résumé dans son slogan:
Des animaux et des hommes.
L’association a en effet choisi de traiter de front le bien être et la prospérité des deux espèces !
La recette de l’ONG, c’est notamment la gestion des conflits entre la faune et l’humain. Education, sensibilisation et information en sont les principaux ingrédients.
Pour garantir la pérennité des actions engagées, Awely compte sur deux principes incontournables.
- Impliquer les populations locales dans les projets.
- Se reposer sur des animateurs autochtones.

Le staff d’Awely en bref:
Directeur fondateur: Renaud Fulconis
Directrice des programmes : Eva Gross
Coordinateur des programmes: Nicolas Bout
Le comité directeur est composé d’une Présidente: Emmanuelle Grundmann
de deux vices-présidents, d’un trésorier et d’un secrétaire.

Les actions sur le terrain sont mises en oeuvre par une vingtaine de personnes agissant localement dans leurs pays respectifs.

Awely mène des projets en Asie (Inde, Népal et Bhoutan, ) mais le propos de cet article concerne avant tout les mammifères africains.

- Zambie: Une action en collaboration avec la South Luangwa Conservation Society est menée dans la zone de gestion de la faune de Lupande, à l’Est du Parc national de la South Luangwa.
Les mammifères concernés dans ce projet sont les éléphants, les hippopotames, les buffles et les babouins.
Principaux objectifs:
- Limitation des conflits hommes-animaux et du braconnage.
- Maîtrise des conflits par l’information, la sensibilisation et l’éducation des populations impliquées. Mais aussi et surtout par la mise en oeuvre de moyens permettant de protéger les personnes et les biens (barrières et fusils à piment, greniers à grains, etc).

- République Démocratique du Congo: Dans les provinces de l’Equateur et de Bandundu, Awely travaille à la préservation des bonobos.
Les actions menées concernent l’évaluation de l’impact de la chasse et de la commercialisation de la viande de brousse sur les populations de bonobos. Le but étant de diminuer la pression exercée sur ceux-ci et sur le milieu naturel en développant des solutions alternatives et la mise en place de micro-projets de développement.

- Cameroun: Le projet concerne les gorilles des plaines en périphérie nord de la réserve de faune du Dja.
Les actions menées en collaboration avec le projet grands singes du zoo d’Anvers visent à réduire la pression humaine exercée sur cette réserve, au bénéfice des gorilles et des autres espèces présentes. Dans cet objectif, Awely termine actuellement avec le soutient du parc zoologique d’Amnéville, la construction d’une école qui sera également, un centre d’éducation à la conservation.

l’ONG peut compter sur des partenaires fidèles et solides, mais tous les généreux donateurs sont les bienvenus.

Pour tout savoir sur Awely, consulter l’intégralité du site internet de l’association www/awely.orgBandoAwely
Télécharger le rapport annuel 2013/2014
Vous pouvez aussi suivre l’actualité de l’association via Facebook et Twitter @Awelyorg

Cinq questions à Renaud Fulconis, directeur d’Awely:

- Comment voyez-vous l’avenir de la faune africaine ?
« Quelle que soit l’efficacité et l’impact des actions menées par des organisations comme la nôtre, la population humaine ne cesse de croître, augmentant du même coup les besoins en espace et en matières premières. Autant dire que même si l’impact cumulé de l’ensemble des organisations était très positif, ce serait très insuffisant pour assurer à la faune africaine un avenir ensoleillé. C’est d’autant plus vrai que les populations vivant au contact de ces animaux, sont parmi les plus pauvres, et souvent livrées à elles-mêmes dans des états faillis. Elles n’ont ainsi souvent d’autre choix que d’exploiter les ressources naturelles et de se nourrir des animaux, parfois dans des proportions considérables. Il ne fait d’après moi aucun doute que nous parviendrons à conserver certaines des espèces animales du continent africain, mais en faible nombre, et dans des espaces restreints. Je vois l’avenir de ces espèces dans des aires protégées et très sécurisées. Il n’y aura sans doute pas de place pour toutes, et il est fort à parier que seules les plus emblématiques auront leur chance. »

- A propos de la préservation de la nature et de la faune sauvage, sentez-vous une évolution positive dans les consciences, que ce soit en France ou en Afrique ?
« En France certainement, mais rappelons que quel que soit l’impact des campagnes d’information et les retombées positives qu’elles peuvent provoquer, c’est en Afrique que se pose avant tout le problème. Quand on a le ventre vide, on chasse, et si les seuls animaux que l’on trouve sont des espèces protégées, il est difficile de faire le choix de ne pas tirer. En particulier quand certains parmi ceux censés faire appliquer les lois, sont au cœur des trafics. Pourtant, notre expérience au sein d’Awely montre que même les chasseurs les plus démunis peuvent changer leurs habitudes, à partir du moment où ils saisissent leur impact négatif et qu’ils ont à leur disposition des alternatives.

- Qu’elle est votre relation avec le monde animal en général, les mammifères en particulier ?
« Ma passion pour la conservation de la faune sauvage remonte à ma découverte des bonobos, il y a une vingtaine d’années. C’est grâce à eux que je fais ce métier aujourd’hui. Désormais, si je connais bien les primates et les grands singes en particulier, je m’intéresse aussi beaucoup, pour n’évoquer que les mammifères, aux éléphants, aux rhinocéros ou à une espèce moins populaire comme les hippopotames. Je suis cependant bien plus attaché aux questions de conservation les concernant qu’aux individus eux-mêmes. »

- Awely est une petite structure, quel est votre point de vue sur les grandes ONG internationales ?
« Il y aurait beaucoup à dire ! Disons que pour celles qui travaillent sur des sujets assez proches des nôtres, il est très réservé. Notre approche est très différente, et les budgets dont nous disposons sans commune mesure. Nous avons parfois été confronté à des populations locales peu envieuses de rejoindre nos projets, car ayant peur d’être brutalement délaissées comme elles avaient pu l’être par de grosses organisations arrivées pourtant avec de gros moyens, et bien des promesses. Et nous ne disposons pas de leurs moyens en terme de communication. En cela, plus les moyens sont grands, plus communiquer largement est facile. Le grand public et les entreprises privées donnent ainsi plus facilement à de grosses organisations, simplement parce qu’elles sont mieux connues, même si une part conséquente de l’argent accordé sert à davantage de communication. Je n’hésite pas à penser que notre impact par euro dépensé sur le terrain est bien plus conséquent. Enfin, les résultats d’une manière générale seraient plus pertinents si les organisations collaboraient davantage. »

- Awely a-t-elle d’autres projets sur le continent africain ?
« Non, à l’heure actuelle, ceux que vous citez dans cette présentation sont les seuls que nous coordonnons. »

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